Malgré l’élimination de Kauno Žalgiris en UEFA Champions League, après une défaite 1-2 à domicile contre le Dinamo Zagreb et un lourd 1-7 sur l’ensemble des deux matches, l’entraîneur Željko Sopic s’est dit fier de ses joueurs. Il a salué leur courage et leur état d’esprit, tout en se projetant vers une série de rencontres chargée et un probable barrage d’UEFA Europa League face au géant turc Besiktas.
Le technicien croate a reconnu que le résultat global était décevant, mais il a insisté sur le fait que la prestation devant un Darius and Girėnas Stadium plein à craquer correspondait au niveau qu’il attend de ses joueurs.
« D’abord, je veux dire que je suis très heureux. Peut-être pas très heureux du résultat, mais de l’envie qu’on a montrée dans le match. C’est ça qui doit être notre niveau dans notre championnat et en Europe. »
« Quand tu joues contre un adversaire plus fort – et le Dinamo est plus fort que nous –, tu dois arriver sur le terrain et montrer ce que tu as dans le pantalon. C’est tout ce que je demande à mes joueurs. »
Sopic a reconnu que le Dinamo possède davantage de qualité et d’expérience, mais il a estimé que Kauno Žalgiris avait bien mieux réagi que lors du match aller, la semaine dernière, à Zagreb.
« Forcément, on va faire des erreurs et le Dinamo a la qualité pour les punir tout de suite. Mais honnêtement, je suis très fier de notre courage, de notre envie d’aller au duel et de jouer notre football. »
« Je ne suis pas stupide. Je sais quels problèmes on a dans l’équipe, mais aujourd’hui je suis très fier de mes joueurs. On a perdu le match et c’est probablement la première fois de ma vie que je dis que je suis fier de mon équipe après une défaite. »
« Le Dinamo Zagreb est mon premier et mon dernier amour dans ma vie. Jouer contre eux n’était pas facile parce que j’en étais un. J’y ai travaillé, j’y ai joué et j’étais l’un des ultras. Quand ils chantent leurs chants, je les connais tous. »
Malgré ces émotions, il a assuré que son seul objectif était d’essayer d’obtenir un résultat positif pour Kauno Žalgiris.
« Je suis l’entraîneur de Kauno Žalgiris et j’ai tout fait aujourd’hui pour obtenir un résultat positif. On n’y est pas parvenus. Après le carton rouge, on n’a marqué qu’un but, mais je pense qu’on a eu suffisamment de bons moments sur lesquels construire pour les prochains matches. »
« C’était la meilleure ambiance depuis mon arrivée ici », a-t-il dit. « Avant le match, j’ai dit que ce sont des équipes qu’on ne regarde d’habitude qu’à la télévision, ou si on voyage quelque part en Ligue des champions. »
Alors que le Dinamo s’est retrouvé à dix au milieu de la première période, Sopic a expliqué pourquoi il n’avait pas choisi de changements tactiques trop agressifs.
« Peut-être qu’avec des choix différents, on aurait été plus près de marquer un deuxième but, mais peut-être qu’on aurait aussi perdu deux ou trois joueurs. »
Le Croate a évoqué le calendrier chargé de Kauno Žalgiris, avec dix matches à jouer avant le 20 septembre. « Le plus important pour moi, c’est que nos joueurs restent en bonne santé. On a dix matches d’affilée et beaucoup de joueurs ne peuvent pas jouer trois matches complets chaque semaine. On doit penser à la condition physique. »
Il a aussi souligné les progrès de plusieurs joueurs en train de retrouver leur pleine forme. « J’espère que Kalik, Debeljuh, Fiolic et Krekovic seront tous plus en forme d’ici une semaine. Slivka progresse aussi. Le problème, c’est qu’on n’a pas le temps de s’entraîner parce qu’on a trop de matches. »
« Besiktas, c’est comme les Chicago Bulls »
Kauno Žalgiris poursuit désormais sa campagne européenne au tour de barrage de l’UEFA Europa League, où il devrait affronter le géant turc Besiktas, à condition que le club turc finisse le travail jeudi contre les Tchèques de Hradec Kralove, après avoir pris un avantage 1-0 à l’extérieur lors du match aller la semaine dernière.
Sopic avait du mal à cacher son excitation à cette perspective. « D’abord, il faut profiter de ça. Les gars, je ne sais pas si vous comprenez. On joue la Conference League et avant ça, on va jouer contre Besiktas. »
« Peut-être que c’est plus simple si je l’explique comme ça – pour nous, Besiktas, c’est comme les Chicago Bulls. »
« On va aller là-bas devant 42 000 supporters très passionnés, représenter notre pays et notre club, et je suis très heureux et fier de pouvoir être l’entraîneur de cette équipe. Ce ne sont pas seulement d’énormes matches pour le club, ce sont aussi parmi les plus grands de ma carrière de footballeur. »
Interrogé sur le principal enseignement de cette double confrontation face au Dinamo, Sopic a pointé l’ambiance vécue par ses joueurs.
« On doit apprendre à jouer dans une ambiance très chaude comme aujourd’hui et à Zagreb. On doit aussi comprendre qu’il fera dix fois plus chaud à Istanbul contre Beşiktaş. » « Dans la vie, si tu es intelligent, tu apprends toujours quelque chose. »
Questionné sur une comparaison entre Besiktas et le Dinamo Zagreb, Sopic a livré une réponse, brève mais parlante, fidèle à son style.
« Oui, on peut les comparer », a-t-il souri. « Le Dinamo Zagreb n’achèterait jamais un joueur comme Leandro Trossard à Arsenal. Je pense que ça dit tout. »