Matas Vareika : des objectifs simples sur le terrain, des histoires hautes en couleur en dehors

Matas Vareika : des objectifs simples sur le terrain, des histoires hautes en couleur en dehors
Matas Vareika. Photo : fkzalgiris.lt.

Matas Vareika parle du football avec une simplicité frappante. Pour lui, le jeu se résume à une équation claire : marquer et gagner, ou échouer et en subir les conséquences. Mais quand la conversation glisse vers ses centres d’intérêt hors du terrain, les duels de tennis de table avec ses coéquipiers ou les saveurs riches de la cuisine arménienne, le milieu du FK Žalgiris dévoile une facette bien plus expressive et pleine d’humour.

« Soit tu marques, soit tu ne marques pas. C’est aussi simple que ça. Si tu marques et qu’on gagne, c’est bien. Si tu ne marques pas et qu’on perd, c’est mauvais. Le football, c’est simple : marquer, gagner, tout le monde est content. Si tu ne le fais pas, attends-toi à recevoir des messages sur Instagram. »

À 26 ans, Vareika est revenu au FK Žalgiris après plus de deux ans d’absence, avec davantage d’expérience et de recul. Il a déjà disputé un match de Toplyga contre le FC Hegelmann, même si une blessure l’a privé de la rencontre face au champion en titre, le FK Kauno Žalgiris.

Un retour à la maison

Avant de revenir à Vilnius, Vareika a passé une saison complète au FC Pyunik, en Arménie. Son retour au Žalgiris a été vite acté dans la décision, sinon dans le processus.

« Un coup de fil, c’est tout ce qu’il a fallu. Ils m’ont demandé si je voulais revenir. J’ai dit oui. Bien sûr, en coulisses, il y a eu beaucoup plus que ça, mais le plus important, c’est que ça se soit fait. »

Déjà passé par Žalgiris entre 2019 et 2023, avec trois titres de champion à la clé, il reste très attaché au club. Un souvenir ressort particulièrement : ses premiers buts en professionnel lors d’un succès renversant 2:1 contre le FK Riteriai.

« Après ce match, les supporters chantaient mon nom. Ce moment-là, tu le gardes toute ta vie. »

La compétition au-delà du football

Si le football occupe la majeure partie de sa vie professionnelle, une nouvelle passion a émergé dans le vestiaire : le tennis de table.

« On a une table au club. Que demander de plus ? Une table et un adversaire. »

Vareika se proclame avec assurance meilleur joueur de l’effectif, même si des défaites récentes, notamment contre son coéquipier Paulius Golubickas, laissent penser que la concurrence est relevée. Les matches se jouent parfois même avec un enjeu.

« Une fois, on jouait un dîner. J’ai battu le gardien Vincentas Šarkauskas. Quand il y a quelque chose en jeu, je passe en mode bête. »

La vie en Arménie

En dehors du terrain, l’Arménie lui a laissé une forte impression, surtout sa cuisine.

« Les Lituaniens doivent progresser côté cuisine. La viande là-bas est parfaite. Le shashlik arménien ? Dix sur dix. »

Il se rappelle avec affection des repas accompagnés de pain lavash et de viande grillée, simples mais inoubliables à ses yeux. En revanche, la vie hors de la capitale, Erevan, donnait parfois l’impression de remonter le temps.

« Le centre est magnifique. Mais dès qu’on va un peu plus loin, on a l’impression d’être 50 ans en arrière. Cela dit, les gens sont incroyablement chaleureux. »

L’une des scènes les plus insolites ?

« Des vaches qui marchent tranquillement dans les rues. Tu arrêtes la voiture et tu attends, elles ne vont pas bouger pour toi. »

Ses racines et inspirations footballistiques

L’amour de Vareika pour le football a commencé pendant l’UEFA Euro 2008, lorsque Fernando Torres a inscrit le but de la victoire en finale.

« C’est parti de là pour moi. L’Espagne a gagné, Torres a marqué, j’étais fan. Il est devenu mon joueur préféré. »

Contrairement à beaucoup de joueurs de sa génération, il ne s’est pas tourné vers Lionel Messi ou Cristiano Ronaldo. Sa fidélité allait plutôt à des clubs, en particulier Liverpool FC, et aux joueurs qui leur étaient associés, comme Steven Gerrard et Luis Suárez.

La suite

De retour au Žalgiris, Vareika voit du potentiel, mais aussi une marge de progression.

« Il y a de la qualité dans l’équipe. C’est le plus important. Maintenant, il faut construire étape par étape. »

Concernant les compétitions européennes, son regard reste pragmatique.

« Tout dépend du tirage. Si l’adversaire est à notre portée, il faut le battre. C’est aussi simple que ça. »

Mais il n’a pas oublié non plus à quel point Žalgiris était passé près de faire tomber Galatasaray en 2023.

« Des moments comme celui-là montrent que des miracles peuvent arriver dans le football. Mais quand tu en es proche et que ça n’arrive pas, c’est le plus dur. »

Une philosophie simple, un plan clair

Pour Vareika, le football comme la vie obéissent à une logique simple : performer, progresser et continuer d’avancer. Qu’il s’agisse de marquer des buts, de gagner des matches de tennis de table ou de savourer de la viande grillée en Arménie, son approche reste la même : directe, terre à terre et avec juste ce qu’il faut d’esprit.

Et si tout se passe comme prévu ?

« D’abord, construire le stade. Ensuite, le remplir. Puis gagner dedans. Simple. »

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